Il était une fois la rencontre de deux "oiseaux rares"... Dans l'imaginaire, le rouge-gorge "Cock Robin" et la mésange "Jenny" partagent une immense affection mais leur relation est impossible... Le chant du rouge-gorge, si harmonieux, se transforme en une déchirante complainte d'amour...

La comptine du 17ème siècle dont s'inspire Peter Kingsbery pour baptiser le nom du groupe qu'il forme avec Anna LaCazio en 1982, relate cette triste histoire et en fait naître une autre, bien plus "rock and roll" et bien réelle cette fois. 

Peter Kingsbery voit le jour le 2 décembre 1952 à Phoenix (Arizona) mais c'est dans la ville d'Austin (Texas) qu'il grandit. Musicien dans l'âme, il commence vers 5 ans des leçons de piano classique. Son enfance est bercée par les musiques de Johnny Winter, des Beatles ou encore de Bob Dylan.

En 1972, en pleine guerre du Vietnam, il intègre le Conservatoire pour y étudier pendant deux ans la musique classique (devenir étudiant à l'époque était une des seules façons d'échapper à l'enrôlement dans ce conflit, qu'il juge par ailleurs totalement absurde) et en 1974, à 22 ans, il part, diplôme en composition classique en poche, vers d'autres horizons.

Il débarque dans la ville de Nashville (Tenessee), capitale de la "country music", où il passe -selon lui- deux ans et demi à se désintoxiquer de ses études de musique classique "Je pensais m'y connaître vraiment en musique, mais à Nashville, composer une chanson est une tradition que l'on vénère. Il y avait des gars qui faisaient des merveilles sur trois accords. Moi, avec toute ma science, j'avais l'air d'un idiot."

Peter migre ensuite vers la fin de l'année 76 à Los Angeles, synthé sous le bras. Pour gagner sa vie, il fait quelques prestations au cours de fêtes de mariage (il paraît qu'il adore qu'on lui rappelle ces moments !) et plus sérieusement fait quelques concerts dans différents clubs de la ville, en interprétant des chansons d'autres compositeurs mais aussi ses propres chansons.

C'est alors que le destin organise une des rencontres qui va changer sa vie : par un ami commun guitariste Peter fait la connaissance d'une pétillante métis italo-chinoise de 15 ans : une certaine... Anna LaCazio. Anna, née le 26 janvier 1962 en Californie, grandit à Los Angeles dans le quartier latin et noir de Carson, au son du rock and roll d'Elvis dont sa maman raffole. L'adolescente, qui adore chanter et danser, monte très tôt sur scène. Elle apparaît aux côtés d'Aimee Mann des 'Til Tuesday, de Taylor Dayne, des Expose et de Debbie Gibson... 

Sa rencontre avec Peter ne l'a pas laissée de marbre : elle est très impressionnée par ses talents de compositeur et de musicien ; qui plus est le jeune homme marque envers elle beaucoup de respect et de sympathie, il ne la traite pas comme une gamine. Ils se portent mutuellement une grande estime et de là naît une solide amitié entre eux. 

En tout cas il n'est pas question de collaboration pour le moment, l'idée ne les effleure à vrai dire même pas et puis leurs goûts musicaux sont à ce moment-là tellement différents ! Anna adore la musique qui déménage, Peter aime les sons plus calmes et plus mélodieux... Ils continuent donc leur travail en solo chacun de leur côté, non sans mal. 

En 1981, malgré les quelques prestations vocales que Peter fait dans "Brothers on the road" des Allman Brothers, malgré le succès d'un de ses titres chanté par Smokey Robinson, les années restent jalonnées de tellement de galères qu'il songe même sérieusement à tout arrêter. 

Mais il faut croire que le destin -encore lui- en a vraiment décidé autrement : Peter retrouve Anna et les deux "oiseaux rares" décident de chanter... ensemble :"Sans trop réfléchir à un projet particulier, nous nous sommes mis à le faire ensemble, juste pour le fun. Et nous avons trouvé que c'était beaucoup plus amusant que d'essayer de faire chacun séparément une carrière solo [...]. En fait, ce groupe n'a jamais été formé, conçu, précise Peter, il est juste notre rencontre. Cela nous différenciait de tous ces groupes de Los Angeles qui se forment avec comme objectif de signer un gros contrat et de faire un disque le plus vite possible. Anna et moi n'avions absolument pas ce genre de préoccupations. Nous ne pensions même pas faire un disque. Ce qui nous importait avant tout c'était, chaque soir, de sortir, d'aller faire de la musique quelque part, de chanter face à des gens. Pour le plaisir de chanter."

Le mot "solo" n'étant pas le mot porte-bonheur du moment, ils décident en 1982 de former officiellement un groupe et embauchent à la guitare un anglais -il paraît qu'il en faut toujours un dans un groupe-  répondant au nom de Clive Wright et un batteur un peu dingue de Philadelphie, Louis Molino (dit "Lou"). Peter, récemment marqué par la lecture d'une comptine du 17ème siècle, décide de baptiser le quatuor du nom de "Cock Robin".


En 1983, le jeune compositeur qu'est Peter se voit récompensé d'une façon originale : la célèbre chanteuse Stephanie Mills propulse "Pilot Error", écrite pour elle par Peter, à la 2ème place au Hit en 83. 

Le groupe, histoire de montrer qu'ils ne sont pas des rigolos de première, joue en première partie d'artistes mondialement connus et rabat du même coup le claquet de certains détracteurs : "Lorsque nous avons débuté, la presse nous a complètement démolis. Par la suite, nous avons travaillé avec des artistes comme Bryan Adams, les Kinks, Billy Idol. Les spécialistes nous ont encensés, la presse a changé d'avis et le public a commencé à nous suivre... Les Etats-Unis sont immenses et complexes. Il est difficile d'y percer."

Trois petites années à sillonner les Etats-Unis finiront par porter leurs fruits et faire décoler leur carrière professionnelle aussi brillamment que la signature apposée au bas du contrat qu'ils signent chez Columbia, un jour de l'année 1985. 


Premier album


 
Steve Hillage

Ces formalités remplies, ils  gravent leur première galette noire, baptisée très originalement "Cock Robin" et produit par Steve Hillage.

Le premier titre à sortir dans les bacs s'appelle "When your heart is weak". La faiblesse est loin d'être le cas de ce single qui va tout simplement pulvériser tous les hits du monde et plus particulièrement ceux d'Europe.  La chanson séduit le public par son incomparable mélodie et sa fraîcheur ; Elle bénéficie en plus d'un support détonnant : un clip vidéo signé Burdribge, un des collaborateurs -excusez du peu- de Francis Ford Coppola. 

Le clip se déroule dans le désert, un lieu qu'ils affectionnent tout particulièrement. Cette ambiance les séduit tellement qu'ils choisissent une photo inspirée du clip pour illustrer la pochette du premier album.

(Le clip en image)

Il suffira d'un titre pour les hisser aussi haut que les oiseaux auquels ils se comparent ; En France, "When your heart is weak" occupera durant 30 semaines le Top 50 (ce qui à l'époque est un record). Tous les médias européens se les arrachent : presse, TV, radio cherchent à expliquer le phénomène... et sont eux-mêmes sous le charme. Si les américains les boudent, les européens les accueillent à bras ouverts, conquis par leur musique et par l'image qu'ils dégagent, emplie de sensibilité.

Le public à peine remis de ses émotions, le texan va montrer que son groupe n'est pas un phénomène de mode et en remet une couche... Un second titre voit donc le jour : "The promise you made".

C'est un tout autre style que le premier single ; d'abord musicalement. Plus rythmé, plus disco. Et puis surtout par l'atout charme du groupe : l'alliance des voix de deux chanteurs. Car contrairement à "When your heart is weak" où Peter chantait seul, ici il est question de deux voix... Et quelles voix ! On découvre enfin Anna qui ne fait plus figuration comme dans le premier titre et le premier clip et cela s'entend et surtout se ressent.

Le titre tient en tout cas ses "promesses" : il bouleverse tout sur son passage et vient se nicher en haut des hits pendant de longues semaines.

Ce succès est loin de monter à la tête du quatuor californien. Il faut dire qu'après avoir vécu autant de galères et avoir acquis autant d'expérience, ils restent plutôt sceptiques... Peter analyse tout cela avec beaucoup de recul : "En Europe, le succès est arrivé d'une façon très inattendue et nous en avons été les premiers étonnés. Un jour, en feuilletant "Billboards", nous avons constaté que nous étions dans les hit-parades de plusieurs pays : la France, l'Italie, la Hollande, l'Allemagne, la Scandinavie. 

En Angleterre, notre percée a été plus lente : c'est un marché où même les groupes locaux, déjà connus à l'étranger, ont du mal à se faire une place au soleil. Normal donc que les groupes étrangers ne passent pas facilement. 

Je crois que notre succès est essentiellement dû à nos mélodies et à nos deux clips, "When your heart is weak" et "The promise you made". La presse européenne nous a beaucoup aidés : en Europe, notre image n'a pas été interprétée à tort et à travers, comme elle l'a été aux Etats-Unis, où les médias nous ont traités de groupe mielleux."

Le groupe se perd un peu en promotion en ce début 86 et, pour autant que ce succès les ravis, ils trépignent d''impatience. Tout cela, ne leur ressemble pas ; la scène leur manque terriblement. Le désir du contact avec le public est comme une drogue pour eux, et là, ils sont sérieusement en manque... Pour combler ce désir et satisfaire la demande du public, une tournée européenne est mise sur pied.



Première tournée européenne


 


A l'occasion de cette première tournée européenne, Cock Robin sillonne la France de long en large et déchaînent la foule à chaque concert :

  • 28 mai 1986 : Lyon  
  • 29 mai 1986 : Marseille
  • 30 mai 1986 : Toulouse
  • 31 mai 1986 : Nantes
  • 3 juin 1986 : Rouen
  • 4 juin 1986 : Lens 
  • 5 juin 1986 : Strasbourg... 

Arrêt sur la capitale pour un show exceptionnel à l'Olympia le 2 juin... Au fond de la salle, un autre artiste CBS : Jean-Jacques Goldman...

Séduit par ce groupe de choc, il leur propose lui-même de venir tourner avec lui pour une dizaine de concert en première partie de "Veiller tard en juillet" (nom de la tournée). Au programme : amitié et bonne humeur, musique et complicité...

  • 17 juillet 1986 : Sables d'Olonne 

  • 18 juillet 1986 : Lorient 

  • 20 juillet 1986 : Royan

  • 21 juillet 1986 : Biarritz

  • 23 juillet 1986 : Béziers

  • 24 juillet 1986 : Nîmes

  • 25 juillet 1986 : Vienne

  • 26 juillet 1986 : Fréjus

Cock Robin fait une nouvelle fois ravage... "La réaction du public a été formidable, se souvient Peter, alors qu'il n'était pas venu spécialement pour nous voir. Jean-Jacques Goldman nous a également beaucoup soutenu. Il assistait à notre show, en coulisses, tous les soirs sans exception. C'était fantastique de sa part". 

Cerise sur le gâteau pour le public du dernier soir : Cock Robin s'allie à Goldman pour reprendre la chanson "Satisfaction" des Rolling Stones. 

Peter, Anna, Clive Wright (le guitariste) et le tout nouveau batteur Bryn Mathieu (Lou Molino III ayant déclaré forfait par peur des attentats en Europe visant les américains, quelques jours seulement avant de prendre l'avion pour la tournée...) se taillent alors une solide réputation d'efficacité.

Quelques semaines plus tard, un troisième et dernier extrait de l'album sort : "Throught you were on my side".

Comme dans "The promise you made", la mélodie est encore à l'honneur et on retrouve dans cette chanson les deux voix de Peter et d'Anna et une rythmique similaire. 

En France... Troisième abonnement au top 50... 

Il est temps pour Cock Robin de rentrer au pays pour se consacrer à l'écriture du prochain album.



 

 


Deuxième album



Fin 1987, après de longs mois d'absence et quelques vacances bien méritées, les voix de Peter et Anna reviennent danser sur les ondes... Là ce n'est pas la pluie après le beau temps, mais bel et bien du soleil à la fin de l'été... Le deuxième album, "After Here Through Midland" s'annonce prometteur, au vue du premier single qui pointe le bout de son nez. 


Evolution des compositions musicales...

La tournée que le groupe vient de réaliser à travers l'Europe n'a pas été de tout repos mais elle a quand même permis au proléfique Peter d'écrire la plupart des titres du nouvel album ; non sans mal car outre le fait qu'il disposait de peu de temps entre les répétitions, les concerts ou encore la promotion, l'orchestration n'est pas là et, simplement aidé d'un synthé, il doit tout imaginer musicalement. Côté écriture, le "poète" texan -comme on le surnomme très logiquement (il réfute encore ce qualificatif qui lui va pourtant si bien !)- a gagné en cohésion, ses textes se sont affinés et donnent à "After Here Through Midland" un style beaucoup plus abouti que l'album précédent. Il plane à son écoute une ambiance très intime dégagée par la complémentarité et par l'alliance des deux voix de Peter et Anna. 

Les sept mois de travail en studio n'ont pas été vains ; tout à été revu très minutieusement, l'ordre des chansons par exemple : "Chaque chanson est différente, mais chacune a sa raison d'être et trouve sa place sur l'album. Nous avons passé un certain temps à imaginer l'ordre des titres. Nous voulions faire ressentir comme une évolution. Evolution musicale et dans les textes mêmes. Car chaque chanson a un sens, résumé de notre itinéraire". 

Evolution musicale tout en conservant le style qui leur est propre... un album très particulier mis en valeur (s'il en était besoin) par un emballage détonnant... car côté esthétisme on ne fait décidemment pas dans la dentelle... La pochette de l'album est ni plus ni moins somptueuse. "Nous avons travaillé avec un bureau artistique", explique Anna. "Ils nous ont présenté trois projets, nous avons craqué sur un. Le photographe m'avait été conseillé par une amie et c'est celui qui a vraiment réussi à capter ce que l'on désirait, tout le côté flou, mystérieux de nos deux personnages. Il était important aussi de faire comprendre que Cock Robin, c'était deux individus, deux identités."


...Et évolution dans la composition du groupe

Car le fait est bien là : les mois qui ont passé n'ont pas servi qu'à la conception de l'album, ils ont également servi à faire une sérieuse mise au point. Cock Robin à présent ne vole plus qu'à deux : les deux fondateurs du groupe. Clive Wright, Lou Molino (déjà out depuis quelques mois déjà) et son remplaçant Bryn Mathieu sont restés sur la branche. 

"Une façon comme une autre de mettre entre parenthèses la formation en quatuor du premier album qui devint assez vite la somme malaisée d'un duo et de deux étrangers" explique un magazine : je dois dire que cela résume tout à fait la situation.

On regrettera quelque peu les riffs très électriques de Clive qui donnaient un son très particulier au premier album ou encore les claquements déments du Molino de Philadelphie ; mais on y gagne sérieusement en intimité et en émotion : il n'y a qu'à écouter "The biggest Fool of All" ou encore "Every Moment" pour s'en rendre compte. 

Les deux compères de la tournée 86 feront tout de même une ultime apparition avant de partir vers d'autres horizons : Clive électrise "Precious dreams" et Bryn agite ses baguettes sur "Coward's courage". 

Comme tout le monde s'interroge sur ce revirement de situation, Peter clarifie la situation : "[...] Le batteur ne voulait pas venir en Europe, or c'est là que nous sommes célèbres. Nous avons donc mis fin à notre collaboration. Quant au guitariste, très honnêtement, il n'aimait pas mes nouvelles chansons. Notre association musicale était parfaite, il pouvait presque lire dans mes pensées. Mais il me fallait quelqu'un qui apprécie mes compositions et qui accepte de les travailler." 


Un nouveau producteur :
un nouveau défi

Comme un changement ne venant jamais seul, à un producteur succède un autre producteur. Steve Hillage laisse la place à Don Gehman, qui produit entre autres REM ou encore John Cougar Mellencamp. Il faut croire qu'il est assez jubilatoire pour lui d'avoir signé avec Cock Robin :  il les avait depuis un bon moment dans le colimateur (il n'avait d'ailleurs pas hésité en juin 86 à venir tout spécialement à Paris pour les voir sur scène). Après lui avoir refusé la production du premier album, Peter semble touché par ce geste et lorsque Gehman revient à la charge pour produire le second album, Il conclut l'affaire sans mal. Peter et Anna semble séduit par Don, ils cherchent un son plus rock et ils estiment que le travail de Gehman leur convient parfaitement. "En une semaine, nous avons passé en revue toutes mes nouvelles chansons et en avons sélectionné sept. J'en avais beaucoup plus, mais elles n'étaient pas adaptées à ce disque. Un album, c'est comme une peinture, on choisit les couleurs qui vont bien ensemble. A cet égard, notre travail avec Don Gehman a été très bénéfique. J'aime le sentiment qui se dégage de "After Here Through Midland". Je peux l'écouter en son entier avec grand plaisir." Petit point noir cependant : "les séances ont été assez compliquées car Don nous a soudain annoncé que l'on devait arrêter et reprendre plus tard : il avait l'album de Cougar à faire ! Cela nous a pas mal contrariés et a coupé nos élans, mais tout s'est bien terminé."


"Half a mile to heaven..."

Si bien terminé que le premier single sort enfin et les radios diffusent le nouvel opus de Cock Robin : "Just Around The Corner". Comme Peter l'annonçait, lui et Anna souhaitaient un son plus rock et on ne pouvait mieux imaginer pour illustrer ces mots que ce titre-là. Il est accompagné d'une vidéo à l'ambiance plutôt mystérieuse ; constuit comme un polar angoissant, la scène se déroule au fin fond du désert (décidemment !). 


(Le clip
en image)


Les premières scènes de la douche où l'on voit Anna de dos font irrésistiblement penser au film "Psychose". De très belles images de l'ouest américain qui donnent une couleur et une atmosphère rares à ce clip vidéo : "Nous avons travaillé en collaboration étroite avec le réalisateur" (note perso : le réalisateur en question s'appelle Bob Maxwell) explique Anna. "Nous avions vraiment en tête ce que nous voulions. Recréer une ambiance, une atmosphère plutôt "Blue Velvet" avec des plans hitchockiens".


Live is life 

La sortie de l'album s'accompagne d'une grande tournée ; Peter et Anna remontent enfin sur scène, leur vie. En France, on a pu constater que leurs performances scéniques ne s'étaient pas éteintes durant ces longs mois d'absence : 
      • les 5, 6, 7 et 10 novembre 1987 : Paris
      • 12 novembre : Nice
      • 13 novembre : Toulon
      • 14 novembre : Montpellier
      • 16 novembre : Pau
      • 17 novembre : Bordeaux
      • 18 novembre : Clermont-Ferrand
      • 19 novembre : Lyon
      • 21 novembre : Mulhouse
      • 22 novembre : Reims
      • 23 novembre : Annecy
      • 25 novembre : Strasbourg
      • 26 novembre : Tourcoing
      • 27 novembre : Rouen

 


"I won't leave you till I turn to find you gone"

Côté discographie, après le succès de "Just Around The Corner", un nouveau single pointe le bout de son nez. "The Biggest Fool Of All" est musicalement radicalement différent puisqu'il s'agit là d'une ballade (je dois dire que j'aime particulièrement ce morceau, surtout la version live du Grand Rex de '90... mais là n'est pas le sujet :o). 

Petit descriptif du clip qui l'accompagne... il pourrait se résumer comme un clip de "contrastes" entre deux atmosphères : les scènes se déroulant dans la quiétude et la tranquillité du désert (illustration suprême de dépaysement), ou le duo se fond dans un décor noir et blanc, nuancent avec l'atmosphère vivante et colorée d'une sorte de grande salle de répétition où Peter et Anna chantent et dansent au milieu de musiciens. 

Est-ce la clarté de cette pièce qui donne ce punch, cette vivacité, le rythme entraînant de cette ballade où cette danse où nous entraîne la belle Anna à travers ses maracas ? Toujours est-il que l'on se sent merveilleusement bien baigné que l'on est dans cette atmosphère si particulière.

Curieusement, The biggest Fool Of All rencontre un moins vif succès que Just Around The Corner... Il y avait pourtant tout dans cette chanson pour en faire un succès. Il est peut-être temps pour le groupe de faire "différent". 

Et c'est ce qui arrive quelques semaines plus tard. On s'était habitué à entendre la voix de Peter en solo avec quelques refrains ou quelques choeurs de la moitié féminine, mais là c'est belle et bien la voix d'Anna et seulement sa voix qui résonne sur les ondes des radios avec le troisième extrait de l'album : "El Norte" (chanson inspirée du film qui porte le même titre, réalisé par Gregory Nava en 1985).

 


Troisième album



A suivre...

 

 

 


© Sandrine Mazière
(juillet-octobre 2001)

 

 

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