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La France fait rêver

Rappelez-vous, il y a deux ans, Cock Robin faisait une première partie très remarquée de Jean-Jacques Goldman, qui avait craqué pour eux. Cette fois, ils récidivent, mais en vedette, pour une méga tournée qui partira du Zénith de Paris puis vers 20 villes de France et enfin en Europe : si vous aimez les mélodies sucrées et l'harmonie des voix de Peter Kingsbery et Anna LaCazio, ne ratez pas ce grand événement ! [...]

- Sur scène, combien de titres interprétez-vous ?

PETER : Nous allons jouer la totalité des titres de nos deux derniers albums, plus des nouveaux titres que nous graverons sur vinyle pour notre prochain 33 tours qui sortira l'été prochain.

- Pouvez-vous nous décrire le show ?

PETER : Très visuel au niveau des lumières et de la mise en scène, nous tenons beaucoup à ce que l'impact musical ne se fasse pas au détriment du spectacle. L'esprit rock doit rester omniprésent. Il y aura quatre musiciens nouveaux, tous originaires de Los Angeles. Je sens qu'on va bien s'éclater ! En plus, nous réservons une surprise au public ! Je n'en dis pas plus, venez voir le concert.

- Votre dernier album semble plus intimiste, est-ce vrai ?

ANNA : Disons qu'il est plus accompli, notre musique a évolué vers une tendance plus dramatique surtout au niveau des textes et de l'ambiance, nous aimons toujours traduire des émotions de tous les jours, les relations humaines entre les gens, en un mot la vie avec ses bons et ses mauvais côtés.

- Vous êtes américains et pourtant on vous prend souvent pour un groupe anglais, comment l'expliquez-vous ?

PETER : Nous avons effectivement un son assez anglais, cela vient de mon goût pour la musique classique et de l'Europe que j'adore pour sa culture. D'ailleurs, j'essaie d'apprendre le français : j'ai appris trois nouveaux mots depuis six mois (rires). En fait je pense qu'il ne faut pas mettre d'étiquette, quand une musique est bonne, peu importe son origine.

- Préférez-vous les grandes salles, voire des stades, ou bien la chaleur des petites salles ?

PETER ET ANNA : Les deux, ce qui compte pour nous c'est d'être sur scène et d'avoir le contact avec le public. Disons que les endroits immenses sont excitants et les petites salles plus intimes : pour nous le but est d'adapter notre façon de jouer.

- Avez-vous le temps d'avoir une vie privée ? Comment l'occupez-vous ?

PETER : Nous n'avons plus de temps pour une vie privée depuis que le groupe marche très fort. Nous voyageons beaucoup, le reste du temps nous sommes en studio. Mon passe-temps favori est d'écrire des chansons. Anna arrive à voir son boy-friend qui vient la rejoindre sur nos tournées. Quant à moi, je suis célibataire, et entre parenthèses, j'adore les françaises que je trouve très sexy. Et puis nous aurons assez de temps quand nous serons vieux. Pour l'instant, on vit à 100 à l'heure.

- Votre dernier clip est très beau, aimez-vous cette forme de communication musicale ?

PETER ET ANNA : Oh oui, beaucoup. Notre rêve : faire un clip à Paris réalisé par Jean-Baptiste Mondino qui a déjà réalisé, avec beaucoup de succès, celui de Prince et Madonna.

- Le look a une importance énorme pour les stars du rock de nos jours, qu'en pensez-vous ?

PETER ET ANNA : Le look, c'est très important, nous on flashe pour la mode et les créateurs français. Notre rêve : prendre un appartement à Paris, y vivre six mois de l'année, acheter des tonnes de fringues et boire du vin rouge au petit déjeuner.

J.P. GAMET