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Questions à Cock Robin

Cock Robin, vous venez d'entamer une tournée européenne et lors de votre périple vous avez fait un petit tour au Festival de la Rose d'Or à Montreux... Et là, surprise ! C'est un charmant jeune homme qui remplace Lou Molino, votre batteur fou... Que s'est-il passé ?

Peter : Nous ne sommes pas séparés... Si Lou Molino n'est pas venu faire la tournée avec nous, c'est par peur des bombes, du terrorisme et des menaces de la Libye proférées à l'encontre des intérêts américains. Comme pas mal d'américains en ce moment, il a préféré rester chez lui que de se risquer en Europe... Voilà, c'est la raison principale.

Justement, vous êtes, à l'exception du guitariste Clive Wright, américains et êtes tout autant exposés au danger... Avez-vous songé à un moment ou à un autre à annuler votre tournée et à ne pas venir ?

Anna : Oui, c'est vrai, nous avons pas mal hésité avant de prendre une décision, rester aux Etats-Unis ou partir pour l'Europe malgré les bombes... Nous avons choisi de venir... Cela faisait quatre ans que nous galérions à Los Angeles... Et puis tout à coup nous avons eu ces deux titres "When your heart is weak" et "The promise you made" qui se sont mis à bien marcher en Europe... Et on nous a proposé une tournée. C'était (et c'est toujours) une chance unique. Il aurait été vraiment dommage de la gâcher.

Qui est donc ce nouveau batteur ?

Anna : Il s'appelle Bryn et vient de Los Angeles mais... il saura mieux dire tout cela lui-même.

Bryn : Je connais les membres de Cock Robin depuis un certain temps déjà car je jouais en tant que session-man dans un studio proche du leur... Ils m'avaient vraiment étonné par la qualité de leur musique. Non, non, je ne dis pas cela pour leur faire plaisir... Je le pense sincèrement... Quand Lou a décidé de ne plus partir avec eux pour l'Europe, ils ont fait appel à moi. Il se trouvait que mon groupe et mon travail me le permettaient... Et me voilà ! (rires).

Oui, mais que se passera-t-il quand vous retournerez aux Etats-Unis ? Que deviendront Lou et Bryn ?

Peter : Lou fait toujours partie de Cock Robin et lorsque nous rejoindrons Los Angeles, Lou reviendra avec nous. Quant à Bryn, il est plus que probable qu'il restera au sein du groupe.

Cela est donc la première modification de la composition du Cock Robin. Pouvez-vous nous rappeler comment vous vous êtes formés...

Peter : C'est une très longue histoire... Anna et moi nous nous connaissons depuis quinze ans environ. Je l'ai rencontré à mon arrivée à Los Angeles. Mais au départ, il n'a jamais été question de faire de la musique ensemble. Nos goûts étaient tellement différents ! Elle aimait les rythmes violents, les trucs rock... Quant à moi, je préférais les sons plus "mélodiques"... Mais nous étions très amis. Il y a quatre ans, nous étions tous les deux désoeuvrés et nos tendances musicales avaient évolué dans le même sens... Nous avons alors pensé que cela serait peut-être une bonne idée de traailler ensemble (rires)... C'est alors que Clive et Lou ont rejoint le groupe.

Qui, ou quoi, vous a inspiré le nom de Cock Robin ?

Anna : C'est une vieille légende du XVIIème siècle, l'histoire du rouge-gorge Cock Robin et du roitelet Jenny... L'un était follement épris de l'autre, mais leur amour était impossible... C'est une histoire très triste.

Quel est votre meilleur souvenir depuis que Cock Robin existe ?

Anna : Notre meilleur souvenir ? (Elle réfléchit)... Je pense que c'est quand nous avons fait la première partie des concerts de la tournée américaine de Billy Idol... Le public avait l'air content de nous et ne nous a jamais jetés... C'est assez rare pour une première partie...

Peter : Cette tournée avec Billy Idol nous a aussi permis de trouver un contrat avec une maison de disques et la possibilité de faire un premier album.

Vous avez toujours affirmé être envoûtés par l'immensité et le silence du désert... Que pensez-vous des paysages montagneux des rives du lac Léman ?

Anna : Le désert est l'endroit où tout le groupe peut se retrouver, loin de la pression de la ville... Y aller est un besoin, une nécessité pour nous. L'immensité et le silence du désert nous permettent de réfléchir, méditer, et remettre les choses en place dans notre esprit. C'est pour cela que nous y avions tourné notre première vidéo "When your heart is weak"... Mais en arrivant ici, les paysages d'Europe nous ont surpris et surtout séduits.

Clive : Tout ce qu'on nous avait dit sur l'air pur des Alpes est vrai (rires). C'est incroyable le changement ! On peut vraiment sentir la différence d'avec un air pollué...

Le 2 juin prochain vous serez à l'Olympia pour un concert exceptionnel et en tournée en France dans le même mois...

Peter : Cela nous fait immensément plaisir, nous nous réjouissons à l'avance de jouer en France... Cela nous permettra aussi de visiter un peu le pays...

Anna : Venez nombreux nous voir ! (rires)