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Cock Robin : ils sont en France
en 1ère partie de Goldman

Evénement cet été dans les différentes arènes du sud de la France ! Le n° 1 français et les n° 1 anglo-saxons réunis pour 10 concerts : Jean-Jacques Goldman et Cock Robin. Une affiche d'une qualité exceptionnelle et une consécration pour ce groupe qui s'est définitivement imposé dans notre pays. Cécile Tesseyre a rencontré le groupe avant sa tournée.

Bigre ! Ils font fort, ils font vraiment très fort, ces Américains... C'est le moins qu'on puisse dire : Cock Robin, ça marche ! Après 4 années de galères infernales dans leur pays d'origine, le groupe connaît en France, avec son premier album, un accueil et un succès surprenants ! Avouez que s'offrir le luxe d'avoir un titre ("When your heart is weak") classé dans le Top 50 depuis plus de 9 mois, et un autre ("The promise you made") dans les 5 premières places, cela doit en faire rêver plus d'un. Doit y avoir un truc ! "Euh, non, bafouille Anna LaCazio, la pétillante métisse sino-mexicaine, claviers et co-chanteuse du groupe. Nous avons toujours fait (depuis 1982, date de formation de Cock Robin) la même musique".

Mais si, il y a quelque(s) chose(s) chez Cock Robin qui font de ce groupe une formation originale et séduisante. Tout d'abord, la voix assez exceptionnelle du chanteur texan Peter Kingsbery, vous savez, puissante, torturée, magique. Et puis le son différent apporté par le guitariste anglais Clive Wright et le batteur fou de Philadelphie, Louis "Lou" Molino, qui donne à leur album une coloration musicale bien particulière. Impossible de caser Cock Robin dans une catégorie quelconque... Le groupe ne fait pas de pop-songs, non, les chansons sont trop tristes et pas suffisamment sucrées pour cela. Mais il ne joue pas du rock non plus, ni de la country ou encore de la FM californienne. Disons que Cock Robin distille un savoureux mélange de tout cela. "Nos influences musicales sont extrêmement différentes, commente Anna... Lorsque Peter et moi nous nous sommes rencontrés, il y a 15 ans (Note perso : Anna avait 9 ans ???), personne n'aurait jamais pu imaginer que nous jouerions un jour dans le même groupe. Lui, avec son éducation musicale classique reçue à Austin, était très attiré par les grandes mélodies. Quant à moi, peut-être à cause de mes racines latino-mexicaines (note perso : j'ai du mal à croire qu'Anna ait pu dire "latino-mexicaines" ;o), j'aimais les sons qui déménagent, le rock et le rythme. Bien après, au moment de l'arrivée de Clive, le seul Anglais du groupe, nous avons reçu une influence plus européenne. Aujourd'hui encore, nos goûts musicaux sont très différents, mais tendent à évoluer dans le même sens". Résultat des courses, la musique de Cock Robin plaît à un éventail très large de personnes. Il fallait voir cela en juin dernier pour leur premier concert parisien à l'Olympia, beaucoup de jeunes étaient venus en compagnie de leurs parents !

Beaucoup de fans qui sont allés les voir sur scène en sont revenus un peu surpris... A la batterie, alors qu'ils s'attendaient à voir le grand roux comique Lou Molino, ils ont constaté un changement : il était remplacé par un jeune homme, Michael Bryn (Note perso : Bryn Mathieu, ça lui va mieux...) Tiens donc, y aurait-il eu un remaniement de personnel au sein de Cock Robin ? "Pas précisément, explique Peter. Le groupe n'est pas séparé. Si Lou Molino n'est pas venu faire la tournée avec nous c'est par peur des bombes, du terrorisme et des menaces de la Libye proférées à l'encontre des intérêts américains. Comme un bon nombre de nos compatriotes, il a préféré rester chez lui plutôt que de se risquer en Europe". Etant tous, à l'exception de Clive, américains, le reste du groupe aurait pu se sentir atteint ou visé par ces menaces. "Nous avons pas mal hésité avant de prendre une décision : rester aux Etats-Unis ou partir en Europe. Nous avons choisi de venir. Cela faisait 4 ans que nous galérions dans le show-biz de Los Angeles et notre succès en France nous a ouvert des portes... On nous a proposé de venir tourner. C'était une chance unique, il aurait été dommage de la gâcher".

So ? Qui est donc ce nouveau batteur ? Bryn est un session-man qui travaillait dans le studio à côté de celui de Cock Robin. "Dés le début, ce groupe m'avait étonné par la qualité de sa musique, raconte Bryn. Ce que je dis est absolument sincère et non pas pour leur faire plaisir". Tout naturellement, lorsque Cock Robin tombe en panne de batteur, le reste du groupe fait appel à lui. "Il se trouvait que mon groupe et mon travail me le permettaient. Alors je me suis embarqué pour l'Europe !" Grand, châtain aux yeux clairs, Bryn est aujourd'hui, à 24 ans, le plus jeune des membres de Cock Robin. "Si tu t'y prends bien, tu réussiras même à le faire parler en français", me lance malicieusement Anna. Ah oui, ça je veux voir. Après quelques hésitations, Bryn cède et avoue, dans notre langue : "J'ai habité avec mes parents pendant 5 ans dans le sud de la France, à Aix, mais c'était il y a longtemps, alors pardonne mon langage un peu hésitant !"

Cock Robin est encore en Europe pour un petit moment, mais que se passera-t-il lorsqu'ils retourneront aux Etats-Unis ? Quel sera le sort de Louis Molino et Michael Bryn ? (Note perso : décidémment... la petite dame persiste à l'appeler comme ça) Les deux resteront très certainement dans le groupe, confie Peter... Nous ne savons pas encore très bien. Nous verrons bien le moment venu. Auparavant, nous continuerons à tourner sur le continent !" 

Cet été, ils feront la 1ère partie des concerts de Jean-Jacques Goldman... Une occasion supplémentaire pour le public français de les applaudir.